La culture pédagogique

A la base, j’ai crée ce blog en participant à un projet universitaire, nommé Prépamobie. Celui-ci vise à permettre et faciliter la mobilité internationale. Ainsi, avant de partir dans nos différentes destinations, nous avons eu une liste de sujets à traiter et la culture pédagogique en fait partie

Lors de mes vœux de destination, j’avais mis la HWTK (Haute Ecole d’Economie, Technique et Culture) à Berlin en premier et c’est celle-ci que j’ai obtenue. Je désirais celle-ci et non pas l’autre université berlinoise proposée car l’offre de cours semblait plus correspondre à mes attentes.

Lorsqu’on part en mobilité à l’étranger, on s’attend à beaucoup de différences avec notre pays d’origine tant au niveau des paysages, que de la langue ou encore de la culture, des coutumes,… On ne pense pas en premier lieu à la culture scolaire et pourtant, même en étant à Berlin donc proche de la France, j’ai noté bien des différences. En soit, je n’ai absolument pas eu de choc culturel à ce niveau-là, seulement, j’ai bien senti que je n’étais pas en France. En fait, c’est essentiellement au niveau des libertés: en Allemagne, libre à chacun de venir ou non en cours. Bon, il y a parfois quelques appels mais sans grand impact. On peut sortir à tout moment, que ce soit définitif ou non. Au début c’est un peu surprenant, je voyais presque cela comme un manque de respect et finalement, on réalise petit à petit que ce n’est pas le cas du tout. On a également le droit d’utiliser notre téléphone, de manger, boire et les bavardages ne sont pas proscrits du moment que chacun respecte autrui. Justement, le respect: j’ai la profonde impression que c’est par l’acceptation de beaucoup d’attitudes que le respect est installé. On sait tous que nos libertés sont grandes et on n’en abuse donc pas. La relation entre les professeurs et les étudiants sont excellentes et je suis convaincue que c’est grâce à toutes ces libertés autorisées et respectées et également la proximité entre chacun. Je trouve qu’on ne ressent pas autant la hiérarchie en Allemagne qu’en France.

Une des particularités de l’école est qu’elle est très récente. En conséquence, peu d’élèves y sont encore inscrits et donc très peu d’étudiants étrangers. Ainsi, les volumes de classe étaient très réduits: 6 maximum (mais environ 35 pour les deux cours enseignés en allemand).

Si on s’intéresse plus aux cours en particulier, rares ne sont pas les professeures qui enseignent plusieurs matières à la fois, qu’elles soient similaires ou pas du tout. J’avais d’ailleurs fait un échange lorsque j »étais au collège et les professeurs pouvaient tant enseigner le français que la musique, par exemple.

Ici, une de mes professeures enseignait une matière pour la toute première fois car on le lui avait demandé mais cela n’a pas été un problème pour elle!

Sans plus attendre, voici la liste des cours auxquels j’ai assistés (j’avais un certain choix et je devais choisir un nombre de matière me permettant d’obtenir un certain nombre de crédits pour valider le semestre):

  • Entrepreneurship: cette matière consistait en la construction d’un business plan, c’est-à-dire un document stratégique et financier lorsqu’on veut commencer une aventure entrepreneuriale. Nous étions par binôme et devions rendre 12 pages. L’ambiance de ce cours que j’avais environ tous les 15 jours était quelque peu particulière. Chaque fois, le professeur venait, nous donnait quelques informations, nous demandait si nous avions des questions puis quittait la salle. Mais finalement, cela semblait « normal ».
  • Marketing: ici, un des deux cours enseignés en Allemand. J’avoue avoir été un peu perdue car j’étais la seule étrangère parmi 35 élèves allemands environ. Mais très vite, du moment que la matière est passionnante on s’accroche et on comprend. J’avais eu des cours de marketing en France, donc j’avais des connaissances déjà acquises. Il me restait essentiellement à apprendre tout cela en allemand.
  • International Comparison of Media Systems + International Corporate Communication and Brand Management: sans aucun doute mes deux matières préférées: dans la première on y parlait politiques, économie, société et principalement le système des médias au sein de différents pays selon ces différents paramètres. Dans la deuxième, on y abordait les marques, leur intérêt, leur image, tous les éléments à prendre en considération lorsque l’on veut créer une marque,… a cette matière se mêlait de l’interculturalité. Bref j’ai trouvé ces deux cours absolument passionnants!
  • Business Performance Management: pour le dire simplement, il s’agissait d’un mélange de comptabilité et de finance, les outils à utiliser lorsqu’on veut rendre son entreprise performante. C’est le seul cours que j’ai moins aimé car ce ne sont pas des domaines qui me passionnent mais cela reste très intéressant!
  • Grundlagen des Event-, Messe-, und Kongressmanagement und der MICE Branche: pas de panique, l’intitulé allemand peut faire peur mais en fait il s’agissait d’un cours (très) intensif de deux semaines sur la création d’événements: les différents types, le processus de création, les dimensions juridiques,… Au début c’était un peu compliqué du fait que nous étions deux étudiantes françaises parmi 35 étudiants allemands (qui travaillent déjà dans l’événementiel) mais j’ai vraiment adoré et énormément appris!
  • Investor Relations: enfin, ce cours traitait des relations investisseurs des entreprises, c’est-à-dire les entreprises cotées en bourses, l’intérêt d’y être ou non, la communication financière,… L’examen final était une étude de cas à rendre sur l’entreprise de notre choix, ce qui a rendu cette matière, encore une fois très intéressante et enrichissante.

Concernant l’examination de ces matières, il s’agissait de partiels comme en France. (sauf pour entrepreneurship et investor relations, pour lesquels nous devions rendre un travail écrit). Quant à la notation, les notes vont de 1 à 6, 1 étant la meilleure.

En conclusion, je dirais qu’étudier à Berlin n’a pas été un « choc » dans mon cursus scolaire car les méthodes, l’éducation enseignée et reçue, les structures sont globalement les mêmes mais il y a pour autant des différences significatives! La plus forte, pour moi, sera vraiment celle des libertés accordées mais jamais abusées.

Enfin, je garderais en mémoire de ce semestre des cours que j’ai vraiment adorés et desquels j’ai beaucoup appris.

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